La Bouquinerie

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CHRONIQUES DU CONFINEMENTS

Articles et divers notes, livres en préparations

et quelques histoire pour vous divertir un peu

MARS AVRIL 2020

 



Nous avons trouvé 2 chansons ardéchoises amusantes :

Hymne de l'Ardéchois Confiné - Los Cumbancheros

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=0fHLns9HgaY&feature=youtu.be

et
https://www.youtube.com/watch?v=YBvIBbtpajw

Jésus est né en Ardèche !

LES GASPARDS


ENTRETIEN AVEC SAMANTHA GUERRY ET VINCENT LANDELLE DU GROUPE LES GASPARDS

Samantha et Vincent, pouvez-vous présenter votre groupe de musique les Gaspards ?

C’est un groupe qui existe depuis 2004. Au tout début avec les Gaspards nous avons commencé à nous produire en acoustique avec le spectacle la Guinguette à roulettes à l’occasion de divers événements. En 2013 nous avons eu envie d’explorer la scène avec le projet Little New York dans ton bled et dont le répertoire est influencé par les musiques du monde. En 2019 une nouvelle
création sur scène Des mots dans l’air a vu le jour.

Comment est né le groupe ?

Le groupe les Gaspards est né suite à un spectacle monté avec une compagnie de théâtre, la Cie du passage, pour un accompagnement musical sur des lectures de séries noires. A l’époque Vincent avait composé des morceaux dans une sonorité jazz avec l’accordéon, la contrebasse et la batterie. Cela a bien fonctionné et nous a donné envie d’aller plus loin dans ce projet artistique.


Qui composent les Gaspards ?
Le noyau dur c’est nous, Samantha et Vincent. Selon les projets, des musiciens qui viennent de la Drôme, de l’Ardèche et de la région lyonnaise se joignent à nous. Il s’agit de Laurianne Lapra, Cyrille Savoi, Benjamin Plante, Stéphane Pardon, Lionel Moine, Jérôme Burillon. Chacun amène son expérience musicale et sa bonne humeur. une musique multiple, colorée et populaire

Qu’est ce que la Guinguette à rou-lettes ?
Ce spectacle est un close-up musical festif et interactif qui amène un ton joyeux et décalé. Il est joué le plus souvent avec cinq musiciens. Il y a Laurianne Lapra à la batterie et au chant, Samantha à
l’accordéon et au chant, Cyrille Savoi à la flûte traversière et au saxophone soprano, Benjamin Plante au saxophone ténor et Vincent à la contrebasse. Nous défendons la forme musicale acoustique. Nous tenons beaucoup au son brut qu’offre cette Guinguette à roulettes car ça permet d’apprécier la musique d’une autre façon. Avec ce spectacle nous aimons être proches du public hors-scène. Nous proposons des tableaux musicaux qui posent différentes ambiances : swing, klezmer-tsigane, guinguette et latino-américaines. Et grâce à un répertoire très large puisé dans nos compositions et dans plusieurs styles, des moments inattendus où la musique prend une autre dimension peuvent arriver. Le rapport au public est différent et on aime beaucoup ça.

De quoi parle votre spectacle Little New York dans ton bled ?
Little New York dans ton bled est un projet en scène avec nos compositions inspirées des musiques du monde dans lequel nous sommes quatre musiciens : Stéphane Pardon à la batterie, Cyrille, Samantha et Vincent. C’est comme une histoire musicale qui commence avec des musiques latino-américaines puis passe par les musiques africaines, réunionnaises et qui finit avec des musiques klezmer et des pays d’Europe de l’Est.

le créole-ardéchois

L’originalité du projet est le fait d’imaginer qu’en Ardèche il existe une contrée où sont joués tous ces styles musicaux grâce à une forte immigration et un fort métissage culturel. Nous nous servons des lieux typiques et des personnages ardéchois pour inventer nos histoires. Nous faisons par exemple un hommage aux mémés dans une langue qu’on appelle le créole-ardéchois,
nous jouons de la musique africaine en hommage à Lucie, la plus ancienne femme du monde, et tout ça avec accordéon et contrebasse qui ne sont pas très typiques en Afrique, nous chantons un rap qui se veut rural sur les personnes qui font du miel et qui vont le vendre à Paris… C’est très joyeux et coloré !

Quelle est l’humeur de votre nouvelle création ?
Des mots dans l’air est un spectacle plus intimiste où nous sommes tous les deux avec l’accordéon, la contrebasse et la voix. Le répertoire est également fait de nos compositions et de nos chansons dans un son swing, tango, chansons françaises et d’autres sons comme des références à la musique classique ou au jazz. Le chant est très présent. Ce projet musical aborde des thèmes qui nous touchent, évoque des personnages et des situations qui nous ont inspirés. Nous avons aussi voulu dire des textes entre les morceaux pour faire le lien avec le public et aller plus loin qu’un simple concert. Et pour l’instant ça fonctionne très bien !


Avez-vous enregistré des disques ?
Oui avec le spectacle Little New York dans ton bled nous avons trois disques. Le premier disque est épuisé mais les deux derniers (Racines imaginaires et Vibrations vagabondes) sont encore disponibles.

Comment peut-on vous trouver sur internet ?
Nous avons un site internet www.lesgaspards.com et sur ce site il est possible de trouver des informations sur nos trois spectacles avec les dates des concerts, des vidéos, du son et d’autres éléments. Nous présentons notre musique dans toute la France mais nous avons aussi beaucoup de plaisir à jouer en Drôme-Ardèche.

Pour finir comment définissez-vous votre musique ?
C’est une musique multiple, colorée et populaire. Populaire car elle fait partie de la vie et de l’histoire des gens.

CHATEAUBRIAND A TAIN ET AVIGNON


En1802, François-René de Cha-teaubriand (1768-1848) avait fait en bateau la descente du Rhône car il avait appris qu'un imprimeur d'Avignon venait de mettre en vente un édition contrefaite du Génie du Christianisme. Après un arrêt à Tain, où il termina un article par une image que lui inspirèrent les deux tours qui dominent Tournon, il débarqua sur le quai d'Avignon et eut le juste pressentiment d'entrevoir la terre latine. " Les voyages transalpins, déclare-t-il, commençaient autrefois par Avignon ; c'était l'entrée de l'Ital-ie. " Il alla jusqu'à Vaucluse, en souvenir de Pétrarque, et cueillit, au bord de la Fontaine, des bruyères parfumées et la première olive que portait un jeune olivier. Une belle gravure, que nous reproduisons ici, parut dans les Mémoires d'Outre-Tombe. Elle a pour légende : " Chateaubriand dans la petite auberge de Tain ". ( Gravure de F. Delannoy d'après R. Demoraine).
L'année suivante, Bonaparte le nommait secrétaire d'ambassade à Rome, auprès de son oncle, le cardinal Fesch. Voici sa relation dans ses Mémoires d'outre-tombe, 2ème partie, livre 14, chapitre 2, Voyage dans le Midi de la France en 1802, rédigé en 1838.


" Le 27 octobre (1802), le bateau de poste qui me conduisait à Avignon, fut obligé de s'arrêter à Tain, à cause d'une tempête. Je me croyais en Amérique : le Rhône me représentait mes grandes rivières sauvages. J'étais niché dans une petite auberge, au bord des flots ; un conscrit se tenait debout dans un coin du foyer ; il avait le sac sur le dos et allait rejoindre l'armée d'Italie. J'écrivais sur le soufflet de la cheminée, en face de l'hôtelière, assise en silence devant moi, et qui, par égard pour le voyageur, empêchait le chien et le chat de faire du bruit.
Ce que j'écrivais, était un article déjà presque fait en descendant le Rhône et relatif à la Législation primitive de M. de Bonald. Je prévoyais ce qui est arrivé depuis : " La littérature française, disais-je, va changer de face ; avec la Révolution, vont naître d'autres pensées, d'autres vues des choses et des hommes. Il est aisé de prévoir que les écrivains se diviseront. Les uns s'efforceront de sortir des anciennes routes ; les autres tâcheront de suivre les antiques modèles, mais toutefois en les présentant sous un jour nouveau. Il est assez probable que les derniers finiront par l'emporter sur leurs adversaires, parce qu'en s'appuyant sur les grandes traditions et sur les grands hommes, ils auront des guides plus sûrs et des documents plus féconds. "


Les lignes qui terminent ma critique voyageuse sont de l'histoire ; mon esprit marchait dès lors avec mon siècle : " L'auteur de cet article, disais-je, ne se peut refuser à une image qui lui est fournie par la position dans laquelle il se trouve. Au moment même où il écrit ces derniers mots, il descend un des plus grands fleuves de France. Sur deux montagnes opposées s'élèvent deux tours en rui-nes ; au haut de ces tours sont attachées de petites cloches que les montagnards sonnent à notre passage. Ce fleuve, ces montagnes, ces sons, ces monuments gothiques, amusent un moment les yeux des spectateurs ; mais personne ne s'arrête pour aller où la cloche l'invite. Ainsi les hommes qui prêchent aujourd'hui morale et religion, donnent en vain le signal du haut de leurs ruines à ceux que le torrent du siècle entraîne ; le voyageur s'étonne de la grandeur des débris, de la douceur des bruits qui en sortent, de la majesté des souvenirs qui s'en élèvent, mais il n'interrompt point sa course, et au premier détour du fleuve, tout est oublié. "


Arrivé à Avignon la veille de la Toussaint, un enfant portant des livres m'en offrit : j'achetai du premier coup trois éditions différentes et contrefaites d'un petit roman nommé Atala . En allant de libraire en libraire, je déterrai le contrefacteur, à qui j'étais inconnu. Il me vendit les quatre volumes du Génie du Christianisme , au prix raisonnable de neuf francs l'exemplaire, et me fit un grand éloge de l'ouvrage et de l'auteur. Il habitait un bel hôtel entre cour et jardin. Je crus avoir trouvé la pie au nid : au bout de vingt-quatre heures, je m'ennuyai de suivre la fortune, et je m'arrangeai presque pour rien avec le voleur.


Je vis madame de Janson, petite femme sèche, blanche et résolue, qui, dans sa propriété, se battait avec le Rhône, échangeait des coups de fusil avec les riverains et se défendait contre les années. Les voyages transalpins commençaient autrefois par Avignon, c'était l'entrée de l'Italie. Les géographies disent : " Le Rhône est au Roi, mais la ville d'Avignon est arrosée par une branche de la rivière de la Sorgue, qui est au pape. " Le pape est-il bien sûr de conserver longtemps la propriété du Tibre ? On visitait à Avignon le couvent des Célestins. Le bon roi René, qui diminuait les impôts quand la tramontane soufflait, avait peint dans une des salles du couvent des Célestins un sque-lette : c'é-tait celui d'une femme d'une gran-de beauté qu'il avait aimée..." "


René Adjémian, Expert en livres anciens.

 

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